Histoire

Les marais sont un lieu riche d’histoire

Des découvertes archéologiques ont prouvé qu’il y déjà des milliers d’années, les marais étaient utilisés comme espace de pâture et fournissaient une litière pour le bétail. Cependant ces derniers comportaient des désagréments avec des odeurs nauséabondes, la transmission de fièvres et l’instabilité des terrains à l’origine de noyade.

Ces marais furent régulièrement inondés jusqu’au 17ème siècle. En 1681 débuta la création des canaux. Mais faute d’entretien régulier et face au vandalisme fréquent, ils se comblèrent. En 1791 une loi déclara ces travaux de dessèchement de la plus grande utilité publique.

La totalité des marais de Bourgoin-Jallieu ne furent asséchés que sous Napoléon 1er  dès 1808, par des prisonniers espagnols. En 1811 le canal de la Bourbre fut achevé, en 1812 le Catelan. Les travaux s’achevèrent en 1814.

Ce maillage de canaux permis d’enrayer le développement des populations de moustiques et rendre exploitable durablement ces marais. Ainsi la particularité de ces zones humides tient à leur origine anthropique.

Ces différents travaux furent assurés par les propriétaires privés, regroupés en Syndicat provisoire en 1832, transformé par la suite en A.S.A. (Association Syndicale Autorisée) en 1937, et devenu en 1992 le SIM (Syndicat Intercommunal des Marais de Bourgoin-Jallieu).

 Les marais de l’Isle Crémieu des origines à nos jours

L’origine de marais dans les secteurs de Bourgoin-Morestel est une conséquence des périodes glaciaires qui ont affecté notre région durant le quaternaire. Bien que sources de nuisances (fièvres, noyades…), ces espaces fournissaient pâture et litière au bétail.

D’où l’hostilité des communautés villageoises face aux velléités d’assèchement qui se sont manifestées dès l’époque de Louis XIV (concession d’un territoire de 7000 hectares au maréchal de Turenne, puis à ses héritiers).

Pendant les 130 années qui suivirent, rien de concret ne put véritablement aboutir sur le terrain tant les intérêts des uns (concessionnaires) et des autres (communautés) divergeaient.

Il fallut attendre 1808, sous l’Empire napoléonien, pour que de vastes travaux qui durèrent six années, transforment ces marais en espaces de cultures productifs.

Malencontreusement, l’absence d’un entretien suivi, ainsi que le développement anarchique de l’exploitation de la tourbe des marais tout au long du 19e siècle, remirent en cause tous ces aménagements. Malgré la création de deux Syndicats des marais, les choses se détériorèrent inexorablement jusqu’au milieu du 20e siècle.

D’importants travaux réalisés entre 1941 et 1946 par les Syndicats permirent de reprendre en main ces espaces qui sont aujourd’hui cultivés par les agriculteurs et sylviculteurs et dont la gestion est assurée par le SIM et le Syndicat de Morestel.

C’est toute cette longue et chaotique histoire que retrace cet ouvrage.

Pour réaliser ce document, nous avons travaillé en collaboration étroite avec le Syndicat des Marais de Bourgoin qui souhaitait que soit conservée la mémoire de cette histoire de l’assèchement des marais qui s’est étendue sur plus de 300 ans.

Prix de l’ouvrage : 12 € + 3 € de port éventuel.

Contact : gcarrabin@dbmail.com ou 04.74.83.83.49